Auteur : Devilou-chan

Base : Dir en Grey (2 d’entre eux en fait)

Disclaimer : les chtits Dir ne m’appartiennent pas ( T-T ze les veuuuuuuuuuuux) et je ne fais aucun profit avec cette…chose… nommée fanfic (d’ailleurs si Vous les Dir lisez ça –on sait jamais- c’est pas moi, chui innocente, j’ai rien fait^^’)

Pairing : le plus chou des couples d’après moi

Genre : Deathfic (sadisme quand tu nous tiens v_v)

Déclaration de l’auteur : Chui vilaine avec mes chéris T-T. Mais cette idée m’a poursuivit pendant 3 jours non-stop. Ayez pitié de ma povre existence (g pas d’âme, vous verrez pourquoi èxé niarkniarkniark) c’est ma première fic. Pour le lancer de tomates pourries c’est à devilou2002@yahoo.fr ^^. Kiss kiss.

 

 

 

 

 

A tout jamais mon ange

 

 

 

            Le calme avait envahi la demeure dès la tombée de la nuit. Quelques torches brûlaient, leurs crépitements troublant le silence, aidés en cela par la douce mélodie de l’eau s’écoulant de la fontaine qui trônait au centre du luxueux jardin intérieur.

            Soudain, un cri transperça la nuit, suivit par des rires, des grognements bestiaux, des pleurs, et une voix suppliante, vite dominée de nouveaux par les rires et les grognements. Tous les habitants des lieux se réveillèrent, mais personne n’osa agir. Trop lâches, trop apeurés, trop dégoûtés de la macabre scène qui se déroulerait sous leurs yeux. Personne n’agira.

 

            Les larmes coulaient à flot sur les joues pâles et veloutées. Personne ne viendrait, il le savait, il les connaissait. Ils le méprisaient. La douleur lui arracha un autre cri. Il n’en pouvait plus, il voulait que ça s’arrête. Mais la triste scène continua. Il sentit l’autre s’enfoncer en lui avec rage et violence. Il entendit les deux autres rire, lui dire qu’il n’était qu’une traînée, qu’il n’était là que pour leurs bons plaisirs, qu’il n’aurait pas dû l’oublier, et surtout pas dans ses bras à Lui.

            Encore un cri. Mais pas le sien, celui de l’autre se déversant en lui. Puis il se retira et laissa sa place au deuxième. Le cauchemar se répéta.

            Pourtant il ne leur avait rien fait. Ni à eux, ni à ceux qui ne voulaient pas l’aider. Ses larmes redoublèrent, la douleur persista et perdura. Pourquoi ? Il ne voulait rien, qu’un seul instant de bonheur rien qu’a lui, une personne qui l’aimerait sincèrement et chasserait ses larmes d’un sourire. Il voulait être heureux et c’est pour cela qu’ils le « punissaient », lui, l’Okama de leur seigneur.

            La douleur se faisait plus forte de secondes en secondes. Mais il ne criait plus, il n’en avait plus la force, juste celle de pleurer cet être qui l’avait trahit et abandonné. Lui, en qui il avait une confiance aveugle, le seul à s’être soucié de lui, même pendant un temps très court. Lui qui possédait son cœur et l’avait réduit en lambeaux sanguinolents. Lui, le fils de son seigneur, son amant, son amour, sa souffrance…

            On le giflait, il les regarda. Leurs yeux étincellaient de rage, il pouvait le voir malgré les larmes qui lui brouillaient la vue. Ils voulaient qu’il souffre, qu’il les supplie de lui pardonner. Ils voulaient l’entendre hurler sa douleur.

            Pourquoi n’était-il pas là ? Pourquoi ne venait-il pas l’aider ? Pourquoi ? Il l’aimait… Même maintenant, il l’aimait encore…Et il l’aimerait certainement encore et encore jusqu’à la fin...

 

…Kaoru…

 

/Flashback/

 

            Ses pas l’avaient conduit à la fontaine du jardin. Son « entrevue » avec son seigneur l’avait une fois de plus laissé faible, dégoûté de lui-même et de son image… Il aimait bien cet endroit. Y rester lui permettait d’apaiser son cœur et son âme des tourments qui l’habitaient depuis maintenant trop longtemps. Il s’assit sur le rebord et ferma les yeux, écoutant la douce mélodie de l’eau, ce chant mélancolique reflétant son âme à la perfection. Cette pensée lui fit lever la tête et fixer la lune, ses yeux exprimant dans une prière muette le désir d’en finir avec ce mal-être qui lui rongeait le cœur.

            Mais ce moment de calme fut brisé par une voix hautaine et méprisable, rendue rauque par le désir, lui ordonnant de se dévêtir. Il refusa, il ne voulait pas… Il voulait rester en paix... Une main énorme et rêche lui saisit l’épaule comme l’homme à l’épouvantable odeur d’alcool se rapprocha pour l’embrasser. Il se leva, se dégagea de l’emprise du soldat qui venait de lui arracher le haut de son kimono, laissant son épaule soyeuse à nu, vision qui ne fit qu’augmenter son désir. L’homme se leva à son tour et le frappa. Il tomba à terre et s’attendit à un autre coup quand une voix grave et autoritaire stoppa son agresseur qui tituba et partit aussi rapidement que le lui permettait son état.

            Il ne releva ses yeux que lorsqu’il n’entendit plus les bruits de pas de l’ivrogne, et retint inconsciemment son souffle tandis qu’il admirait l’homme qui lui faisait face, un étrange sourire aux lèvres, à la fois tendre et… étrange…ses yeux se détachèrent du visage pâle encadré de quelques  longues mèches de cheveux noirs. Grand, le port noble, celui-ci le fixait toujours, le poussant à croiser son regard. Il s’y perdit de longs instants quand la réalité le frappa brusquement. Son regard…la cause de son sourire étrange est dans son regard, ce sourire qu’il n’arrivait pas à définir, ce sourire plein de tendresse, d’amusement et…de désir…

            Il baissa les yeux. Evidemment…Il ne l’avait aidé que pour obtenir ce qu’il refusait à l’autre. Des larmes firent leur apparition aux coins de ses yeux. Qui pouvait bien se soucier de lui après tout ? Les larmes coulaient à présent sans retenue sur ses joues pâles, silencieusement, une fois de plus.

            Il entendit l’homme s’approcher. Ne pouvait-on pas le laisser tranquille ne serait-ce que cette nuit ? Il sursauta quand il sentit une main lui saisir le menton et le relever. A nouveau, il se perdit dans la contemplation du visage penché au dessus du sien et en sortit lorsqu’il croisa un regard perçant mais étrangement teinté…d’inquiétude ? Une voix douce lui parvint alors, mais il ne comprenait pas les mots qui sont prononcés, il était train de se noyer dans le regard qui lui faisait face…

            Une caresse sur sa joue, destinée à lui enlever les traces de larmes, le fit revenir à lui et l’homme répèta sa question, une pointe d’inquiétude dans le ton faisant rougir le jeune homme encore à terre :

-Tu es blessé ?

-Non, répondit-il, baissant les yeux. Je vous remercie

-Mon nom est Kaoru. Je suis le fils aîné du seigneur que tu as… « honoré » se soir. Si ses hommes t’ennuies encore, viens me le dire, que je leur apprenne à ne pas toucher à ce qui ne leur appartient pas.

Un sourire cruel et un regard à faire frémir un rocher ponctuèrent la dernière partie de son discours. Mais les larmes revinrent faire leur apparition sur les joues pâles et il chassa de sa main celle de Kaoru et se redressa, le regard glacial malgré les larmes, en sifflant :

-Pourquoi viendrai-je vous trouver ? Pour subir le même sort avec vous pour vous remercier de votre « généreuse protection » ?

Il n’en pouvait plus, il ne voulait plus de tout ça, il voulait juste…être libre…

            Il s’éloignait à grands pas du jardin, ravalant ses larmes et sa colère, quand on lui saisit le bras, le forçant à se retourner. Kaoru le regardait en souriant en lui enlevant de sa main libre les dernières larmes tombées.

-Non, lui répondit Kaoru, tu viendras me trouver pour que je ne voie plus ces monstrueuses larmes sur ton si joli visage.

Il souriait toujours, son ton étant passé de celui de la confidence à celui d’une mère réprobatrice envers son enfant. Ce sourire fascina tellement le jeune homme qu’il ne vit pas Kaoru se pencher et effleurer tendrement ses lèvres, pas plus qu’il ne l’entendit lui souhaiter bonne nuit. Il le regarda partir, un pincement au cœur et un doux sourire aux lèvres.

 

/Fin Flashback/

 

Encore un cri de douleur lui fut arraché, suivi d’un gémissement de celui qui se déversait en lui. Il se sentait sale, tellement immonde. Ses pensées furent interrompues par le troisième homme le pénétrant, lui arrachant cette fois un hurlement. Il savait qu’il saignait, ils n’étaient pas aussi tendres que Kaoru…

La douleur toujours vive fut un instant oubliée un instant, le temps de replonger dans ses souvenirs, ceux qu’il avait gardé au fond de lui, ceux où Kaoru venait le voir dans sa chambre pour le réconforter après une nuit passée avec son père ou tout simplement pour le plaisir de le voir. Il avait toujours été très tendre avec lui et là où les autres ne voyaient que son corps, Kaoru admirait son âme. Comme il aimait s’endormir dans ses bras…

 

Une autre gifle lui fut assénée. Il n’était pas gentil avec eux. Ils allaient le lui faire payer. Et tandis que le dernier prenait possession de lui, leur « chef » sortit une dague ciselée, flamboyante sous la lumière des torches qui éclairait l’immonde scène. Lentement, il vit l’homme approcher la dague de son poignet droit, l’enfoncer et la retirer d’un coup sec. Il hurla sous la douleur lancinante, bientôt suivi d’un second hurlement quand se fut au tour du poignet gauche d’être sectionné. Il sentait le sang pulser dans ses mains pour couler le long du poignet délicat, striant la chair tendre et pâle.

Il les entendait rire. Il voulait qu’ils s’arrêtent. Le troisième homme se retira enfin. Ils lui jetèrent alors un nouveau regard méprisant, presque dégoûté. Le même que lorsque son seigneur lui avait dit que Kaoru ne reviendrait pas, car étant fiancé, il n’avait plus à s’amuser avec une créature telle que lui, aussi sale…Sale…Il l’appelait « mon ange »…Un ange…Un ange qui n’en était plus un, qui ne l’avais d’ailleurs jamais été… Les larmes affluèrent de nouveau, plus douloureuses que les autres, celles de son âme.

Tu m’as menti Kaoru, tu disais que tu m’aimais mais tu mentais, tu me mentais…Il ne retenait plus ses sanglots, le sang continuant à se déverser des plaies ouvertes. A quoi bon les soigner ? Sans Kaoru, plus rien n’avait d’importance…Oui, c’est cela le pire, Kaoru, toi tu me mentais, mais moi je t’aimais…

 

            Le cheval lancé au galop s’arrêta une fois devant les écuries. Le cavalier en sauta avec agilité et couru à travers la vaste demeure. Tout était silencieux. Mais lui ne s’en souciait pas, il courait, sa seule pensée se résumait à Lui, celui qu’il aimait, quoique son père en pense. Il voulait le revoir, ramper à ses pieds, lui demander pardon de toute cette souffrance que son père n’avait sûrement pas manqué de lui infliger. Il voulait lui dire qu’il n’avait jamais voulu de cette gourde comme fiancée, qu’il n’aimait que Lui, son ange, si fort et si fragile…

            Arrivé devant la porte de sa chambre, il hésita. Sa tirade si bien préparée perdait maintenant son éclat, les mots se bousculant dans sa tête. Ce n’est pas grave, il verrait bien…

            Quand il ouvrit la porte, il se figea. Le temps sembla s’être arrêté. Là, devant lui, sur un lit au draps jadis immaculés et aujourd’hui carmins, il le vit, son ange, allongé, nu, couvert de sang, les cuisses maculées d’une substance qu’il n’osa qu’à peine entrevoir et, comme les hanches, tachetées de bleus, les poignets tranchés, le visage pâle, inondé de larmes. Puis la vision de Kaoru se brouilla et les larmes coulèrent sans retenue sur, son visage désormais aussi pâle que celui son amant. Il était arrivé trop tard. Trop tard. Ces mots vrillèrent dans son esprit alors qu’il s’approchait du corps brisé et sanglant.

 

            Il sentait qu’on l’enlaçait tendrement, comme si on craignait de le briser, et il ne comprenait pas pourquoi puisqu’il été déjà brisé, physiquement comme mentalement. C’était étrange, dans cette embrasse protectrice qu’on lui offrait, il aurait presque pu prétendre qu’il était dans les bras de Kaoru…Puis sentant une goutte tomber sur sa joue et prenant conscience qu’on lui parlait, il ouvrit les yeux, dans un brusque retour à la conscience. Cette voix…

-Kaoru ? Sa voix était faible, brisée, rauque d’avoir trop pleuré.

-Je suis là mon ange, je suis là…

Kaoru lui ne pouvait que répéter cette phrase en vain, pour tenter de réparer tout ça, tout en sachant que c’était impossible.

-Kaoru… Pourquoi tu es parti ? Pourquoi m’as-tu abandonné ? Je t’aimais Kaoru, je t’aimais si fort…

Les larmes coulaient encore, les mots étaient empreints de souffrance.

-Mon ange…Pardonne-moi je t’en prie…Pardonne-moi…

-…Oui… Parce que je n’est pas cessé de t‘aimer…

Kaoru pleurait en le serrant contre lui. Il savait. Il savait que cette étreinte était la dernière. Son ange le savait aussi.

-Kaoru…

Il posa une main douce bien que sanglante sur la joue du fils de cet homme qui le répugnait tant, ce fils qu’il aimait tant…

-Kaoru…Ne pleure pas… il lui souriait à travers ses larmes, tendrement amoureusement.

Je t’aime…à tout jamais…

            Il lui sourit encore et une fois de plus, Kaoru sentit le temps se figer. Son amour, là dans ses bras lui souriait, tendrement. Son dernier sourire. Sa main venait de glisser de sa joue pour atterrir sur le lit ensanglanté.

            Et il vit dans un soupir, toute vie, tout espoir disparaître. Car sa seule raison d’être n’était plus.

Un hurlement déchira la nuit noire et silencieuse. Un hurlement de douleur pire que les précédents.

            Un éclat argenté flamboya dans un coin de son champ de vision. Il regarda la dague et sourit. Attend moi mon ange…Attends moi…

 

            Cette fois s’en été trop. Quelques domestiques, rongés par la culpabilité, s’approchèrent de la chambre. Pour eux aussi, le temps se figea, les écrasant sous le poids de leur culpabilité, alimentée par l’odeur du sang.

            Sur un lit sanglant, leur maître, le fils de leur seigneur, tenait le corps de celui qu’ils avaient honnis (ou désiré même) dans ses bras, ses bras d’où coulaient d’abondants filets de sang, probablement causées par la longue dague ciselée reposant sur le sol. Ses yeux débordants de larmes se levèrent de son précieux trésor et se posèrent sur eux. Il sourit et se remit à sa contemplation.

            Personne ne parlait. Le silence était revenu, uniquement troublé par les flammes crépitantes des torches et la mélodie de l’eau de la fontaine. C’est ainsi que tous entendirent Kaoru, les yeux fixés sur son ange, chuchoter :

-Je t’aimerai à tout jamais moi aussi…à tout jamais…

Et ils l’entendirent prononcer dans son dernier souffle le nom de son ange :

-Aishiteru…Tooru…

 

 

 

Owari

 

Mais qu’est ce que j’ai faaaaaaaaaaaaaaaaaaaaait T-T !!!!!

*s’en va se pendre du haut du tabouret pour avoir fait du mal à 2 mamours T-T*

 

Devilou-chan