Titre : Le revers de la médaille

Auteur : Larva

Co-scénariste : Annick

Genre : yaoi, SM, bondage, viols, torture (un peu de tout quoi)

Base : Dir en Grey

Commentaires d’Annick : Voilà ce que ça donne quand on nous laisse trop longtemps ensemble -_-;;;

Commentaires de l’auteur : Oops ! Ce n’est pas de ma faute ! Elle m’a séquestrée çoç (mais si !!! Je vous l’assure !! C’est une vrai folle… ç_ç et moi aussi, j’avoue. 

Deux folles réunies, ça ne donne rien de bon...

 

 

Le revers de la médaille

 

 

 

 

Chapitre I

 

 

 

Après avoir envoyé leurs maquettes à différents labels, ils venaient enfin d’obtenir un contrat.

Cela avait été long, et les moments de découragement très présents. Plusieurs fois, Kyo s’était demandé s’ils allaient se faire un nom dans le Visual, tout comme X-Japan, Luna Sea, Kuroyume, Malice Mizer, … etc., et à chaque réponse négative, il perdait de son entrain.

 

Par chance, Kaoru était là et lui remontait le moral, tout en lui promettant qu’il remuerait ciel et terre, parlant déjà des villes qu’ils visiteraient.

Kaoru paraissait tellement sincère que Kyo se laissait convaincre, en souhaitant qu’il dise vrai.

 

Pour Toshiya, c’était différent.

Nouveau au sein du groupe, et bien qu’il se soit intégré parmis les quatre hommes, il se sentait inférieur aux autres. Car pour certains, être musicien était un rêve de gosse qui devenait réalité.

Il leur avait fallu beaucoup d’entraînement pour arriver à une maîtrise aussi parfaite, alors que lui, avait choisi la basse, pensant que c’était l’instrument le plus facile. Les autres n’étaient pas comme lui, chacun avait été attiré naturellement par son instrument… une sorte de coup de foudre.

 

Et cette impression ne faisait que s’accroître car il voyait que ses parties de basse n’étaient pas importantes. A croire que Kaoru doutait de sa qualité de musicien.

 

Il n’attendit pas longtemps pour crever l’abcès et avoir une discussion avec le leader pour lui demander des explications. Toshiya lui fit la remarque qu’il était un membre à part entière du groupe et qu’il souhaitait être sur le même pied d’égalité.

Le bassiste fut ravi quand Kaoru lui eut expliqué qu’il avait juste du mal à composer ses parties et que jamais il n’avait douté de ses talents de musicien. Kaoru ajouta également que s’il avait douté de lui, jamais il n’aurait, avec Kyo, Die et Shinya, souhaité son intégration, et qu’à l’avenir, il ferait de son mieux pour ne pas le léser.

 

Toshiya fut soulagé. Il était vrai que c’était eux qui lui avaient demandé de les rejoindre. Sans même qu’il eut le temps de donner sa réponse, il se retrouvait sur la route d’Osaka.

Kyo lui annonça qu’il allait l’héberger le temps qu’il faudrait.

 

Ce que Toshiya ignorait, c’était que son logement avait créé un débat durant plusieurs jours et, voulant mettre fin à cette situation ridicule, Shinya avait proposé qu’ils se décident en jouant à « pierre papier ciseau ».

 

Ce que Shinya trouvait ridicule, résidait en une chose : aucun des trois ne donnait la vraie raison pour laquelle ils souhaitaient que Toshiya vienne loger chez eux.

 

En ce qui concernait Kyo et Kaoru, c’était simple ! Comme on le dit : « loin des yeux, loin du cœur ».

En agissant de la sorte, ils étaient certains que l’autre ne risquait pas de tomber sous le charme du bishonen.[1]

 

A les regarder, il leur faudrait des années avant qu’ils n’ouvrent les yeux.

Pourtant, ce n’était pas si compliqué de décoder les petits stratagèmes que le chanteur utilisait pour attirer l’attention de Kaoru.

 

Par exemple, ses soi-disant retards étaient faux. Kyo s’amusait de voir le guitariste sortir de ses gongs et cinq minutes après rire avec lui.

 

Il se félicita de cette idée car Kaoru se proposa de venir le chercher et le ramener. Ainsi il n’aurait plus d’excuse.

Kyo rouspéta par principe alors qu’en fait, il était tout content d’avoir Kaoru pour lui tout seul, même s’il ne lui confiait pas ce qu’il avait sur le cœur.

 

Ils étaient très proches et Kyo ne voulait pas tout perdre. C’est pour cela qu’il ne disait rien. A quoi bon, s’il devait perdre son amitié ?

 

Et puis, de cette manière, il était au courant de la vie sentimentale de Kaoru.

 

Jusqu’au jour où ils passèrent en Major…

 

Mais revenons sur les raisons de Die, qui étaient loin d’être aussi « ridicules » que celles de ses deux amis.

 

Pour être sous le charme d’une personne, l’avoir dans le sang, ou même, avoir un tas d’étoiles qui brillent dans les yeux en pensant à celle-ci, il faut très peu.

Il avait suffit d’un simple regard et d’un sourire, pour que Die soit envoûté par Toshiya. A la différence de certains, qui préféraient la plastique du bishonen à lui-même, Die fut séduit par son doux visage.

 

Ce n’était pas pour une question de sexe qu’il tenait tant à ce que Toshiya habite chez lui, car pour Die, il ne pouvait y avoir de sexe sans amour. Ce qu’il souhaitait avant tout, c’était de mieux le connaître, tout savoir de lui… le moindre détail !

 

Et puis, il fallait qu’une question soit élucidée. Toshiya était-il « non-ke[2] » ou « non-con[3] » ?

Mais comment faire pour poser cette question sans le choquer et surtout en ayant l’air naturel.

 

A présent qu’ils étaient en Major, les trois amis tenteraient-ils leur chance ?

 

Shinya en doutait, du moins, pour l’instant. Mais lui ? Qu’en était-il de sa vie sentimentale ?

A croire qu’au plus on est jeune, au moins on se prend la tête sur un tas de questions. Lesquelles n’auront jamais de réponses si on ne les pose pas.

 

C’est pour cela qu’avec beaucoup d’audace et quelques craintes, il s’était présenté devant l’élu de son cœur et lui avait, d’une traite, dit tout ce qu’il ressentait en sa présence ou quand il pensait à lui. Une fois terminée sa déclaration, il n'avait pas croisé son regard et était parti sans demander son reste. Mais une douce main l'avait stoppé, et quand cette voix était venue à prononcer ces mots qu’il n’aurait jamais cru entendre sortir des lèvres de son aîné, il s'était jeté dans ses bras.

Et depuis, c’était toujours le grand amour.

 

* * *

 

Comme je le disais, ils étaient dans la cour des grands. Après tant de boulot, d’acharnement et de sacrifices, une nouvelle vie s’offrait à eux. Ils étaient tous heureux… vraiment heureux.

 

Mais le seraient-ils encore en découvrant le prix à payer pour un tel bonheur ?

Non ! Car ils étaient à cent lieues de s’imaginer ça. Alors, si ce n’est pas leur talent qui les avait propulsé en Major, pour quelles raisons Kasatsu Heihachi avait-il souhaité les représenter ? Il fallait savoir que sa maison de disque ne signait qu’avec les grands noms de la chanson.

 

Quelle aurait été leur réaction en sachant qu’en signant le contrat, un autre - officieux - était également signé ?

Pour le bonheur d’une personne, en auraient-ils fait de même quand celle-ci ignorait tout de vos sentiments ?

Jusqu’où pouvait-on aller par amour ?

 

Kaoru, lui, était prêt à tout pour que Kyo ait le bonheur qu’il méritait.

Même si pour cela, il devait donner son corps à cet homme qui le révulsait, sachant que lui seul détenait le moyen de réaliser le rêve de Kyo.

 

Jamais, pas même une fois, lorsqu’il se retrouvait sous le producteur, ou quand celui-ci le torturait, il ne rejetait la faute sur Kyo. Personne ne l’avait contraint à accepter l’odieux chantage.

 

Désormais, il ne pouvait espérer quoique ce soit entre le petit chanteur et lui.

 

En peu de temps, il s’était renfermé sur lui-même.

Depuis qu’il avait pris conscience des sentiments de Kyo pour lui, il se montrait froid.

Il voyait bien que son comportement l’attristait, mais maintenant, il fallait que Kyo le déteste… voire le haïsse.

Au cours d’une journée, il s’aperçut que le blond l’aimait toujours autant… à son grand désespoir.

 

* * *

 

Kaoru était comme toujours le premier présent au studio. La veille, il avait reçut un appel de Kasatsu qui lui ordonnait de le retrouver dans un love-hôtel.

Toujours le même, celui où il se rendait depuis qu’il avait accepté d’être le jouet de son producteur. - Ce dernier avait la quarantaine, il était de petite taille et d’une corpulence assez forte, il avait déjà une grande calvitie -.

 

Durant des heures, Kaoru avait du écouter les insultes qui sortaient de cette bouche, à chaque coup cinglant du fouet, marquant sa peau de plusieurs stries.

Ce qui devait être frustrant pour son bourreau, était sans nul doute, le silence de Kaoru. Il ne poussait aucun cri, il ne versait pas de larmes. Rien. Aucune supplique.

Plusieurs fois, il avait eu l’impression d’avoir quitté son corps, tellement la douleur engourdissait ses membres.

 

Kaoru ne regarda pas Kasatsu le gifler en lui intimant de le supplier. Ne le voyant pas obéir, le quadragénaire lui tordit le bras et, d’une voix sifflante, dit :

- Que vas-tu faire si je brise ton bras ?... Tu ne sers plus à rien sans ta main. Je pourrais m’amuser à te casser les doigts… qu’en penses-tu ?

Tout en disant cela, il accentua la pression autour du poignet de Kaoru.

- Je veux t’entendre hurler… supplie-moi d’arrêter !

 

Kaoru se mordit la langue quand le producteur s’étendit sur lui. Il ferma les yeux tandis que des larmes d’amertume coulaient le long de ses joues. Dans son esprit, une chose le rassurait. C’était lui et non un de ses amis qui se trouvait là.

Pour Kyo, il était prêt à tout. Même à donner sa vie… Mais Kaoru n’accepterait jamais que l’un de ses amis subisse le même supplice.

 

Bien entendu, il était loin de connaître la vérité.

 

De longues et interminables minutes s’écoulèrent avant que Kasatsu ne l’écrase de son poids, et que Kaoru ne sente son souffle dans son cou, tout comme son haleine fétide.

 

- La prochaine fois, je veux t’entendre crier encore plus fort, fit-il en ouvrant les menottes.

 

Kaoru resta allongé, attendant d’être seul pour se laver. Il n’avait même pas bronché quand le producteur lui avait parlé de la série de concerts qu’ils allaient bientôt donner.

Malgré la vive douleur qui lui vrillait les nerfs, il s’avança dans la salle de bain,  et laissa l’eau chaude remplir la baignoire avant d’y entrer.

Il ne fallut que quelques secondes pour que l’eau prenne une teinte rosée.

L’esprit ailleurs, il resta assis sans faire aucun mouvement, tandis que les saignements s’atténuaient. Ce n’est qu’une fois que l’eau fut devenue froide qu’il se rinça.

 

Après avoir quitté le love-hôtel, il se dirigea vers le studio, pour ensuite s’allonger sur le divan. Il trouva le moyen de s’assoupir malgré les élancements de ses blessures.

 

* * *

 

Quand Kaoru ouvrit les yeux, il sursauta en voyant le visage de Kyo à quelques centimètres du sien.

- Tu es tombé du lit ? lança-t-il en s’asseyant.

Il fronça les sourcils. Kyo restait silencieux et l’observait d’un air étrange.

- C’est la première fois que tu me vois ?

Kaoru, pour ne pas croiser le regard de Kyo, sortit un paquet de cigarettes de sa veste.

- Kyo ? T’as perdu ta langue ?

Sa cigarette tomba de ses lèvres quand Kyo lui prit une de ses mains et lui demanda :

- Kaoru… c’est quoi ces marques ?

Kyo posa son index sur les traces laissées par les menottes. Le guitariste fixa un instant son autre main et sans relever les yeux vers Kyo, il déclara d’un ton indifférent :

- Je ne suis pas un ange, alors il faut bien qu’on m’attache. Et toi ? Ca ne t’amuse pas ?... Le jeu est allé un peu loin, rien d’alarmant. Y’a pire…

 

Il s’arrêta en se rendant compte que Kyo était en larmes. Ce dernier serra sa main quand Kaoru tenta de se libérer de son étreinte, mais finit par la lâcher.

- Hé ! Si les jeux des grandes personnes te choquent, j’éviterai d’en parler.

Il tira sur ses manches et se leva pour prendre sa guitare.

 

Kyo était encore agenouillé contre le divan quand Shinya et Die arrivèrent, suivi de Toshiya, une dizaine de minutes plus tard.

Le batteur se rendit compte que quelque chose n’allait pas.

Kyo tirait une tête d’enterrement, quant à Kaoru, comme d’habitude, il était plongé dans ses partitions.

Die, quant à lui, semblait être de jour en jour plus désemparé.

S’était-il lancé et le bassiste l’aurait éconduit gentiment ?

Toujours était-il que cela ne paraissait pas avoir changé les sentiments du roux pour le bassiste.

 

Tous étaient tellement enlisés dans leurs pensées, que les sorties en groupes ne se faisaient plus. Et Shinya se voyait mal jouer le rôle des entremetteurs. Non pas qu’il ne le voulait pas, mais il ne savait pas comment les aider.

 

* * *

 

A suivre…

 

 

Ça démarre fort…

My poor Kaoru ç_ç

Dans quel guêpier s’est-il mis ?? çoç

Pour les comment’ adressez-vous à moi ^^ et les menaces de mort, voyez avec Annick, elle est blindée :p

Annick : sûrement pas >.<

  

 



[1] Terme japonais qui signifie beau jeune homme

[2] Terme utilisé par les gays japonais pour nommer les hétéro

[3] Terme utilisé par les gays japonais pour se désigner entre eux

 

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