Titre :
Silent Jealousy
Auteur :
Larva
Base :
Dir en Grey
Pairing : ?
X Totchi
Silent
Jealousy
Aujourd’hui,
ça aurait fait un an que nous étions ensembles. Mais au lieu de ça je suis
dans les bras de Mast.
Nous
n’avons pas grand chose à nous dire. La seule différence avec mon ex… « Est-ce
possible ? Nous deux, c’est fini ? J’ai du mal à l’admettre. Je
veux garder espoir. » …
la seule différence est que Mast n’arrive jamais à me fasciner quoiqu’il
dise et encore moins quand il demeure silencieux. Tout le contraire d’Hakuei qui
parvenait sans rien dire à me comprendre.
Pourtant,
physiquement Mast est fort séduisant. Son regard m’a envoûté dès que je
l’ai vu, de même que son corps. Cela fait trois jours que nous sommes
ensembles et malgré ma lassitude, je ne désire pas rompre. Je ne veux pas me
retrouver seul… C’est également le cas de Mast, tout deux venons de vivre
une rupture douloureuse. Mais je garde espoir… cela n’a pas de sens !
Pour Mast, c’est plus délicat. Kengo lui avait clairement fait comprendre que
tout était fini.
Alors,
Mast et moi, profitions du peu de réconfort que l’un apportait à l’autre
sans pour autant combler le vide qui nous rongeait.
Mon
cas est doublement douloureux. Je souffre de l’absence d’Hakuei et de
l’indifférence de Die.
Die… trois ans… et je l’aime encore.
Je
préfère ne pas y songer, mais c’est impossible ! Ils hantent mon
esprit. Die… Dès que je l’ai vu, j’ai directement su que je l’aimerais
à la folie ! Un vrai coupe de foudre… à sens unique, hélas !
J’étais
loin de me douter que Monsieur était non-ke ! Il le criait bien fort et ne
cessait de nous le répéter quand il apprit pour Kyo et Kaoru.
« Jamais !
Au grand jamais et pour rien au monde, il n’aurait de rapport avec un homme ! »
répétait-il tout en ajoutant qu’il aimait le femmes. Comme s’il voulait se
convaincre lui-même plus que nous.
Comprenant
que je n’aurais jamais de chance, il fallait que je l’oublie de gré ou de
force. Je n’arriverais pas à le faire changer d’avis, il fallait que je
m’y fasse… Chose que j’ai faite.
Après
deux mois d’abstinence, je me suis mis en chasse. Sans m’en rendre compte,
tous mes amants lui ressemblaient.
Die…
Die… toujours présent dans mon esprit. Il était à portée de main, mais en
même temps, je savais que c’était peine perdue.
Collectionnant
aventures sur aventures, tout comme celui qui entame une longue collection de
timbres, j’ai fini par me lasser.
Mes
passades d’une nuit, voire trois jours au maximum n’étaient que
sexuelles… Je voulais me sentir vivre. Cependant, je ne voyais qu’une seule
personne capable de me donner ce qui me manquait. Cette chose qui me prouverait
qu’il n’est pas nécessaire de coucher pour exister.
Mais
c’était impossible.
Quand
je pensais à cela, je suis trop déprimé pour voir quiconque. Je restais cloîtré
chez moi, assis devant le miroir de ma chambre et j’observais mon reflet. Me
demandant à moi-même : Si j’avais été une fille, m’aurait-il aimé ?
J’ai
du répéter cette question un millier de fois. Je n’avais aucune réponse.
Je
crois que j’ai commencé à perdre espoir lors de cette nuit. Après un live réservé
aux membres du fan club, nous étions tous les cinq dans l’une des discothèques
les plus prisées. Cette soirée là, j’avais énormément bu, trop bu pour être
exact.
A
un moment, l’air d’un slow a empli la salle et j’ai tiré Die sur la piste
de danse. J’ai passé mes bras autour de son cou, alors qu’il me tenait la
taille. Le fait d’être si près de lui, j’étais parcouru par des frissons.
Ma
tête posée sur son épaule, j’ai commencé à l’embrasser, des petits
baisers si légers. Il ne s’est pas éloigné. Certainement, devait-il croire
que c’était un jeu… tout comme les fan-service. Mais pour moi, évidemment,
c’était tout autre chose. Je l’aimais, je le voulais… même si ce n’était
que pour une seule fois.
Alors,
du coup, je me suis attaqué à sa mâchoire avant de déposer mes lèvres sur
les siennes. A ce moment-là, il s’est arrêté de danser. Il a murmuré
quelque chose, mais je ne l’ai pas écouté et je l’ai embrassé une seconde
fois en me plaquant contre son corps, me frottant à lui. Les yeux mi-clos,
j’appréciais ce bref baiser. Bref, car Die se dégagea violemment. J’ai
tout de suite pensé qu’il allait me gifler. Au lieu de ça, il est parti
rejoindre les autres qui nous regardèrent tour à tour, surpris et étonnés.
Shinya
me regarda d’un air gêné et me proposa de me raccompagner. Sans jeter un
regard à Die, j’acceptai.
*
* *
Me
retrouvant seul, je venais de décider dans un état second, d’aller au
domicile d’Hakuei. Espérant de tout cœur qu’il soit là.
Trois
semaines auparavant
Nous
avions pris quelques verres ensembles dans un bar à Shinjuku. Nous sommes restés
des heures durant à discuter. Bien vite, nous avons compris que s’il
n’avait été un dragueur né et moi fou amoureux d’un autre, nous aurions
certainement entamé une aventure qui aurait peut-être duré.
Maintenant
que j’y pense, c’est vraiment incroyable comme le destin s’acharne contre
nous.
Depuis
cette soirée, nous nous sommes revus quatre fois au cours des semaines passées.
Sans pouvoir expliquer mon envie de le retrouver, je voulais le revoir, lui
parler. Peut-être était ce dû à ce que nous avions partagé. Je m’étais
confié à lui alors qu’auparavant, je restais muet sur tout sujet qui me
concernait.
Je
le connaissais à peine mais c’était le seul à qui j’avais longuement parlé
de mon amour pour Die, de ma certitude que jamais, même si je le voulais, je ne
pourrais aimer un autre homme
autant que Die. Je lui avais également dit de que je faisais pour tenter de
l’oublier - et qui ne servait à rien -.
Je
lui expliquais mon sentiment de manque. J’étais incomplet… J’éprouvais
un immense vide, aucun de mes nombreux amants n’arrivait à me satisfaire. Je
restais perpétuellement sur ma faim.
J’étais
persuadé que seul Die en était capable.
Le
simple fait que nos doigts se frôlent lors des répétitions ou lors des séances
photos me faisait bander.
En
quelques heures, j’ai avoué à Hakuei bien plus que je ne l’aurais fait à
un proche en plusieurs années.
Après
m’avoir écouté sans m’interrompre, il me parla de lui. Tout comme il
l’avait fait, je l’écoutai silencieusement, souriant aux moments saugrenus.
Ensuite,
sans aucun prologue, nous nous sommes embrassés, mais il ne s’est rien passé
d’autre. Depuis lors, nous essayons de nous voir malgré nos plannings de
dingues.
*
* *
Il
avait l’air heureux de me voir surgir à l’improviste. Il m’invita à
entrer.
-
Si j’avais su, j’aurais fait le ménage ! fit-il en remettant un peu
d’ordre. Ces derniers jours, j’ai pas une minute à moi.
-
Votre prochaine tournée est dans deux semaines ?
-
Yep ! Et vous ?
-
Dans un mois.
-
Tu veux boire quelque chose ?
-
Du café… bien fort, onegai.
Je
le suivis dans la cuisine, et nous continuâmes à bavarder du boulot, évitant
le vrai motif de ma visite.
-
Toshiya, tu as besoin de moi ? demanda-t-il. Tu n’as pas l’air
d’aller bien.
-
Pas trop en fait.
Sans
entrer dans les détails, je lui racontai ce qui s’était passé deux heures
plus tôt.
-
Je l’ai perdu… j’en sus sûr. Ca devait bien arriver un jour.
Alors
qu’il aurait pu éprouver une certaine satisfaction, pensant que j’étais
totalement libre, au contraire, il eu une tout autre réaction.
-
Tu dramatises… et puis, tu as un alibi, tu avais trop bu.
Malgré
mon envie de fondre en larmes, je me suis mis à rire. Hakuei devait bien être
le seul à savoir me faire rire en toute circonstance.
-
Que vas-tu faire ?
-
Je ne sais pas. Je pense que je ne vais rien faire du tout. Mais je voudrais
rester avec toi cette nuit. Je peux ?
-
Inutile de le demander. Bien sûr que tu peux.
-
Domo arigato, murmurais-je en me blottissant dans ses bras.
Et
maintenant…
-
Maintenant ?
-
… j’ai envie d’être dans ton lit, contre toi.
-
T’es sûr de toi ? Je pensais…
En
l’embrassant, je ne le laissai pas continuer et lui répondis dans un murmure :
-
J’en suis sûr… j’en ai envie et besoin.
Hakuei
se déshabilla déjà et laissa tomber ses vêtements sur le tapis. Le voir nu
me troubla. Son corps était parfait, finement musclé comme je les aime…
Tandis
que j’ôtais mes habits à mon tour, il dit d’une petite voix :
-
Tu sais… quand je suis allé boire un verre avec toi la semaine dernière,
j’ai soudain eu très envie de te faire l’amour. Immédiatement, comme ça.
Je voulais même te proposer un marché : Faire l’amour ensemble, mais
une seule fois, rien qu’une fois, quoique nous ressentions. Mais…
Je
fus surpris par sa déclaration. En dépit de mes sentiments pour Die, je
ressentais une indescriptible sensation.
-
Mais? répétais-je.
-
Je n’ai pas voulu prendre le risque de ne plus te revoir.
Refermant
ses mains sur mes hanches, il m’embrassa avec beaucoup d’ardeur.
Ce
qui suivi fut merveilleux. C’était bien plus que je n’aurais espéré.
Alors
qu’avec ceux qui l’avaient précédé, je ne ressentais qu’un immense
vide, avec Hakuei, ce n’était pas le cas. A la place du froid qui me
taraudait la poitrine, j’éprouvais une douce chaleur.
Ici,
avec Hakuei plaqué contre moi, sa tête au creux de mon épaule. Pour la première
fois depuis des mois, je me sentais extrêmement bien. Et surtout, Die ne
hantait pas mon esprit.
Le
souffle de Hakuei me faisait vibrer de tout mon être. Je sentis sa main frôler
mon sexe, un léger soupir s’échappa de mes lèvres. Pour la troisième fois,
mon sexe reprit vie entre sa main experte.
-
Tu es insatiable, dis-je dans un souffle.
Il
me répondit d’un petit rire. Sans qu’il ne s’arrête, je m’allongeai
sur le dos. Mes gémissements gagnèrent en intensité et devinrent de plus en
plus sonores quand il prit mon sexe en bouche.
-
Oooh… Hakuei… j’en peux plus ! hurlais-je en me libérant dans sa
bouche. Sans m’en rendre compte, je lui griffai les épaules. Revenant à la
hauteur de ma bouche, il posa ses lèvres, encore pleines de sperme, sur les
miennes. J’étais étonné, c’était la première fois que je goûtais mon
propre sperme. Ce n’est pas pour cela que je rompis le baiser.
-
Tu es magnifique, me chuchota-t-il avec un adorable sourire aux lèvres.
-
Arrête de le répéter ! C’est pas vrai…
-
Si, si, je t’assure ! Tellement beau, incroyablement séduisant.
-
Hakuei !
Je
roulai et me retrouvai à califourchon sur lui.
-
Extrêmement sexy, rajouta-t-il les yeux emplis de désir, ses mains glissant le
long de mes flancs.
Je
caressai ses cheveux puis laissai descendre mes doigts sur sa joue avant de
m’attarder sur ses lèvres. Alors que j’allais les retirer pour
l’embrasser, il pris deux doigts en bouche et les suça.
Je
sentis son sexe se durcir tandis que je bougeais mes doigts, les faisant tourner
autour de sa langue.
Les
retirant, je passai ma langue entre ses lèvres entre ouvertes.
-
… To-Toshiya…
Un
sourire aux lèvres, je remuai mon bassin.
-
Aaaah… plus vite… plus…
Je
suivis ses recommandations, accentuant la pression avant de cesser de bouger
pour m’empaler sur son membre. Alors, prenant appui sur son torse, je repris
mes mouvements de va et vient.
Ses
mains se faufilèrent le long de mes bras pour emprisonner les miennes.
Mon
doux Hakuei cria mon nom à pleins poumons. Totalement vidé, je me laissai
tomber sur son torse.
-
… et merveilleux au lit, chuchota-t-il.
-
… Hm, normal avec toi pour partenaire, fis-je en rabattant la couverture sur
nous.
Hakuei
s’endormit en premier, je restai éveillé, l’observant avant de
l’embrasser. Puis je finis par m’endormir, totalement satisfait.
Le
lendemain
Alors
que je m’habillai, j’observais Hakuei du coin de l’œil. Il était étrangement
silencieux.
-
Tu sais, fis-je à mi-voix, je n’ai jamais joui comme ça. Ca n’a jamais été
aussi fort… et je n’éprouve plus cette impression de vide…, avouais-je.
Tout
en disant cela, je me sentis rougir. Ce que nous avions vécu cette nuit était
magique et une révélation que je n’osais ou refusais admettre.
Il
s’approcha de moi et murmura :
-
J’éprouve la même chose.
Une
main glissa sur ma nuque, et il m’attira vers lui pour m’embrasser aussi
passionnément que le veille.
-
Je ferais mieux d’y aller. Kaoru risque de piquer une crise.
-
Je t’accompagne.
*
* *
-
Quand allons- nous nous revoir ? me demanda-t-il quelque peu tendu.
-
… ce soir ? proposai-je.
Ma
réponse sembla le surprendre.
Certainement,
devait-il croire que j’aurais préféré ne plus le voir pendant un certain
temps. Ce qui aurait été vrai s’il avait été une tout autre personne.
-
A quelle heure termines-tu ?
-
19 heures, mais j’essayerai de m’éclipser plus tôt.
-
Je serai à mon appartement à 17 heures
-
… Tu pourrais venir chez moi… ?
Il
s’arrêta et sans prêter attention aux passants, il m’embrassa.
-
Baka ! Et si quelqu’un du staff nous voyait ?
-
Je m’en fous… et ce n’est pas ça qui va m’arrêter.
-
Tu montes ? demandais-je alors que nous étions dans le hall de la maison
de disque.
-
Non, j’ai encore du chemin. A ce soir.
-
Haï.
*
* *
-
Ohayo ! fis-je en entrant dans le local.
-
Salut ! me répondit Shinya.
Die
resta silencieux. Il changeait une corde de sa guitare.
-
Où sont Kyo et Kaoru ?
-
Pas très loin… si tu vois e que je veux dire, fit Shinya en pointant la salle
de réunion avec l’une de ses baguettes.
Aussitôt
je me mis à rire.
-
Ils y étaient avant que j’arrive. Ca fait une demi-heure ! D’après
toi, quand vont-ils sortir ?
-
J’en sais rien. Mais au moins, ils passent un bon moment… n’est ce pas Die ?
m’exclamais-je d’un ton cinglant.
-
…
-
Totchi, t’oublie que Die ne supporte pas d’en parler. Rien que d’y penser,
il en a des frissons dans le dos.
Je
m’approchai de Die et posai ma main sur la sienne.
-
Die ?
Se
rendant compte du contact de nos mains, il la retira aussitôt tout en me fixant
d’un air écoeuré.
-
Ne me touche pas ! dit-il froidement.
J’étais
abasourdi. Die qui d‘habitude était le premier à rire, lui qui même de
mauvaise humeur s’adressait d’une voix chaude. Die venait de s’exprimer
d’une voix dénuée de tout sentiment. Je n’en revenais pas. Pourquoi ?
Etait-ce à cause d’hier ?
Je
baissai les yeux.
-
Pour hier, je m’excuse. J’avais trop bu… ça ne se reproduira plus.
-
En effet ! Tu peux en être certain, répondit Die d’une voix peu amène.
Il
s’éloigna, me laissant avec mes pensées.
Autant
le regard et les paroles d’Hakuei me réchauffaient que ceux de Die me
refroidissaient.
-
N’y prête pas attention. Ca l’a secoué… Donne-lui du temps et il n’y
pensera plus.
-
Shinya, tu es un ange.
-
Si tu savais, tu ne dirais pas ça !
-
Aaaaah ! KAORU…
-
Il faudrait penser à insonoriser cette pièce également, s’amusa Shinya.
Kaoru
et Kyo apparurent une dizaine de minutes plus tard.
-
Tout le monde est là ! On peut commencer ? fit Kyo en prenant le
micro.
-
On attendait que toi… et Kaoru ! En plus de cela, vous n’êtes pas très
discrets.
-
Shinya ! Je te préférais en mode introverti.
-
Héhé ! Comme quoi, tout le monde change.
Si
seulement ça pouvait être vrai …
pensais-je en observant Die.
*
* *
Les
deux semaines qui passèrent furent les meilleures. Je passais tout mon temps
libre avec Hakuei. Il se montrait toujours aussi attentif, même lorsque je me
mettais à parler de Die.
J’évitais
pourtant d’aborder ce sujet, mais il était inévitable d’en parler, surtout
quand Hakuei me trouvait trop silencieux.
-
Je n’ai pas envie d’en parler.
-
Encore une dispute ?
-
… Oui, tellement violente… Je ne le comprends pas… Ca lui ressemble si peu
de se mettre dans cet état.
-
Il est peut-être en mal d’amour… Va savoir !
-
Il est ainsi depuis que je l’ai embrassé.
-
… Une chance que tu ne l’ai pas violé !
-
HAKUEI !!
-
Laisse moi te donner mon avis…
Imagine
un instant qu’en l’embrassant tu lui ai révélé une partie de lui-même
qu’il ne soupçonnait pas ou se refusait à accepter.
-
…
-
Alors, suppose qu’il ait ressentit quelque chose.
-
Tu fais erreur…
-
Je n’aime pas te voir si triste… et pour Die, tu devrais passer à l’étape
suivante.
-
Tu divagues… cessons d’en parler…
-
Tu sais ?
-
Quoi ?
-
J’ai quelque chose à te dire mais j’ai peur de ta réaction… en plus de
la situation… c’est pas trop le moment…
-
Hakuei, au lieu de tourner autour du pot, dis-moi ce qui te préoccupe,
demandais-je.
-
Je … Je t’aime… je t’aime tellement, chuchota-t-il tristement,
totalement désespéré.
-
… Hakuei…
J’étais
trop sidéré pour dire quoique ce soit.
-
Ca n’a aucun sens, oublie ce que je viens de dire.
-
Je ne veux pas oublier ! m’écriais-je vivement.
Hakuei…
mon confident et amant…
-
Sukidesu… je t‘aime Hakuei… peut-être pas de la même manière que Die,
mais … je t’aime.
-
Toshiya…
-
Ecoute-moi, onegai. Vu la situation avec Die, même s’il n’y a rien…
Promets-moi,
promets-moi que tu ne te rattacheras pas à moi.
Avant,
tu draguais tout ce qui bougeait…
-
Toshiya, je…
-
Attends ! Je ne te demande pas de m‘être fidèle. Je ne serais pas
jaloux si tu venais à sortir avec un autre.
-
Toshiya, écoute-moi. Je t’aime et je n’ai pas envie d’être avec un
autre. Et puis, tu me connais assez bien… de ce que j’ai pu te dire.
-
Je sais… Mais promets-le moi.
-
Ce que tu me demandes est ridicule ! Je ne vais rien promettre ! Je préfère
profiter de cette journée avec toi.
Hakuei
soupira.
-
Je n’ai pas envie de te quitter.
-
Je pourrais t’accompagner durant cette semaine…
-
Et vos répétitions ?
-
Entre Kaoru et Kyo qui ne se lâchent pas et mes incessantes disputes avec Die,
on ne fait pas grand-chose. Je préfère encore rester avec toi.
-
On risque de poser des questions sur nous deux.
-
Et ? Ce n’est pas ça qui va nous arrêter !
-
Je t’adore.
*
* *
Cette
semaine loin de Die fut éprouvante. Eprouvante car c’était la première fois
que je passais plus de deux jours sans le voir ou l’appeler. La seconde
solution étant impossible puisque nous étions toujours en mauvais termes.
Dès
lors, je ne cessai d’appeler Shinya et Kyo. Mais je dû me résoudre à ne
leur téléphoner que deux fois par jour. Si j’avais continué, cela aurait
paru suspect. Bien que Shinya soit au courant de mes sentiments pour Die…
Le
pauvre Hakuei… il se donnait beaucoup de mal pour me changer les idées. Je me
demande pourquoi il fait tout ça ? Ca n’a aucun sens ! Pourquoi se
montre-t-il si gentil ? Il m’aime… est-ce suffisant pour faire ce
qu’il fait ?
N’est-il
pas déçu ? Je suis fou amoureux de Die, mais il le sait et malgré
tout… je ne le comprends pas.
Et
moi ? Je lui ai dit l’aimer, ce qui est vrai.... pourtant, je suis mal à
l’aise… Il se donne corps et âme alors que moi… je ne lui donne que mon
corps. Ca lui suffit ?
Bon
sang, il ne faut pas que je me mette à pleurer ! S’il me voit, il va
s’inquiéter.
La
veille de mon départ, Hakuei m’emmena dans un luxueux restaurant. Après le dîner,
nous fîmes une promenade au clair de lune, au bord de la plage.
-
Je suis épuisé ! m’exclamais-je en me laissant tomber sur le sable.
Hakuei resta debout, les yeux rivés sur la lune.
-
C’est une magnifique soirée… dis-je en regardant le ciel étoilé.
-
Haï… on dirait que la lune brille comme si elle voulait rivaliser contre ta
beauté.
-
Baka ! Dis pas de sottises ! De nous deux, tu es le plus beau.
-
… si tu le dis…
Prenant
ma main, il s’assit près de moi.
-
Toshiya…
-
Hn ?
-
Je t’aime.
-
Je sais… et tu sais que je t’aime.
-
Haï
Assis
côte à côte, nous sommes restés silencieux. Ce n’était pas un silence qui
nous obligeait à nous questionner sur nos actes mais un silence apaisant.
-
Domo arigato. J’ai passé une agréable soirée.
-
Ne me remercie pas. Je l’ai fait parce que j’en avais envie.
-
Hakuei…
-
Haï ?
-
J’ai faim !
Il
se mit à rire.
-
Après tout ce que tu as mangé ! Je me demande où passe tout ce que tu
avales sans prendre de poids.
-
Pas cette faim-là. Et pour répondre à ta question, je connais un sport qui
permet de faire travailler tous les muscles du corps…
-
Ah ?
-
J’ai faim de toi ! murmurai-je d’une voix rauque.
-
T’attends quoi pour me dévorer ? me demanda-t-il d’un air enjoué.
A
chaque bouton défait, je déposai un baiser sur ses lèvres. Sa chemise glissa
le long de ses épaules. Il en fit de même pour la mienne.
Après
un long prélude de baiser et de caresses, j’avais les sens en feu. Je l’étais
encore plus quand nous fûmes totalement nus.
Il
me mordilla les lèvres.
-
Toshiya…
-
Hn ?
-
J’aimerais que tu… nous…
-
Quoi ?
-
… inversions les rôles…
-
S’il n’y a que ça pour te faire plaisir.
-
Il y a bien autre chose…
-
Ah ? Quoi donc ?
-
… rien… une idée totalement débile…
-
Venant de toi, j’en doute.
-
… et pourtant… onegai, embrasse-moi…
-
…
Il
paraissait tellement triste que je n’ajoutai rien. Ma main glissa sur son
torse pour s’arrêter sur un téton déjà durci tandis que l’autre commençait
à le masturber.
Il
me mordit l’épaule quand il arriva à l’orgasme. Les doigts emplis de son
sperme, je glissai deux doigts dans son anus qui m’étais totalement offert.
Je les remuai pendant un instant quand Hakuei me demanda d’une voix enrouée :
-
… Toshiya… prends-moi ! … prends-moi maintenant.
Je
ne le fis pas attendre. Je m’exécutai, plaçant ses jambes sur mes épaules.
Je commençai à le pénétrer à moitié pour me retirer avant de le prendre
entièrement.
Hakuei,
foudroyé par la soudaine douleur de cette pénétration eut un mouvement de
recul. Je m’arrêtai aussitôt et lui murmurai à l’oreille :
-
Calme-toi… ne t’en fais pas, ça va passer… détends-toi…
-
… haï, dit-il dans un souffle tandis que des larmes coulaient le long de ses
joues.
-
Hakuei…
-
Embrasse-moi… embrasse-moi et ne t’arrête pas.
Passant
ma langue sur ses lèvres, elle glissa dans sa bouche et vient tourner autour de
celle de mon tendre amant.
Je
me mouvais lentement mais toujours plus profondément. Pour enfin prendre un
rythme bien plus rapide, rassuré par les cris qui s’échappaient d’Hakuei
qui entre-temps avait enserré mes hanches de ses jambes.
Dans
un même cri, comme si nous étions en parfaite osmose, nous avons atteint
l’orgasme.
Totalement
épuisé, je m’effondrai sur lui.
-
… ça t’a plu ?
-
Tu as été parfait ! … Mais je ne pensais pas que c’était aussi
douloureux…
-
Hakuei ?
-
Hn ?
-
C’était la première fois ?
-
Haï et je ne suis pas déçu.
-
Pourquoi ne l’as-tu pas dit ?
-
… pour ne pas te stresser en quelque sorte…
-
Baka !
-
Toshiya… je l’ai fait parce que… j’ai une confiance aveugle en toi. Je
savais que tout se passerait bien.
-
… sauf une chose !
-
Laquelle ?
-
La prochaine fois, pense à un endroit avec beaucoup moins de sable. J’en ai
partout !
-
Il suffit de se baigner ! dit-il en riant.
-
Maintenant ? On y voit rien.
-
Aide-moi à me lever. J’ai une bien meilleure idée. On se rhabille, on file
à l’hôtel et on prend un bain.
-
Parfait !
Cette
nuit là, je n’ai pas pu m’endormir. J’appréhendais mon retour parmis les
autres. Die serait-il encore distant à mon égard ?
Hakuei, dans son sommeil, murmura quelque chose d’inintelligible tout en se
lovant contre moi, enlaçant ses jambes autour des miennes. Le fixant, je n’ai
pas pu retenir mes larmes.
*
* *
Il
faisait beau cet après-midi. Hakuei m’emmena jusqu’à la gare. Mon train
partait dans une dizaine de minutes. Il monta et s’installe près de moi, me
tenant la main.
-
Dommage que tu ne puisses pas rester plus longtemps.
-
… tu vas me manquer, chuchotais-je d’une petite voix.
-
Je…
Il
se tu et me tendis un petit écrin.
-
Qu’est ce que c’est ? demandais-je sans l’ouvrir.
-
Ouvre-le.
-
… je… Pourquoi ? fis-je en fixant la bague.
-
Pour aucune raison particulière. Je voulais que tu aies quelque chose sur toit
qui te ferait penser à moi.
-
Ce n’était pas nécessaire, tu le sais bien !
Je
fis une petite voix et ajoutai :
-
Je n’ai rien à te donner…
-
C’est pas grave. Embrasse-moi, ça me suffira.
-
Attends !
Je
me mis à fouiller mon sac. Rejetant le contenu sur mes genoux, je trouvai enfin
ce que je cherchais.
-
Ce n’est pas grand-chose…, dis-je d’une petite voix en lui donnant un
flacon de parfum.
Tu
auras l’impression que je suis près de toi.
De
son air enjoué, il m’en aspergea avant de m’embrasser.
-
Je t’appelle dès que j’arrive.
-
Prends soin de toi.
-
Toi aussi.
-
Et, pense à ce que je t’ai dit, passe à l’étape suivante avec Die.
-
… on verra…
*
* *
Trois
heures plus tard, j’étais à Tokyo. Cette grande métropole dont les
buildings s’étiraient vers le ciel.
19h30.
À cette heure, Hakuei était sur scène. Je l’appelai comme prévu, lui
promettant de le rappeler dans la soirée.
Ensuite,
je composai le numéro de Kaoru.
Messagerie
vocale.
Je
fis celui de Kyo.
Même
chose que Kaoru.
Soupirant,
j’espérai que Shinya soit joignable.
Occupé.
Hésitant,
je fis celui de Die.
-
Moshi moshi, Die desu.
-
Die… c’est Toshiya.
-
…
-
Je viens de rentrer.
-
Et ?
-
Je voulais savoir où vous étiez.
-
Je suis chez moi. Et ça doit être la même chose pour les autres.
-
… oh… merci.
-
…
-
Die, pourrais-tu venir me chercher ?
-
…
-
On se voit demain…, fis-je en raccrochant, les mains tremblantes.
Je
devais être maudit.
Quand
je sortis de la gare, il pleuvait. Et pas le moindre taxi à l’horizon.
Je
me mis à marcher jusqu’à l’arrêt du bus.
À
suivre…
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